Le cancer de l'endomètre, qui correspond à un cancer développé au sein de la muqueuse endométriale à l'intérieur de l'utérus, est généralement un cancer de la femme ménopausée. Il est diagnostiqué le plus souvent sur des saignements qui surviennent après la ménopause.
Ce cancer est le plus fréquemment diagnostiqué à un stade précoce, ce qui permet son traitement chirurgical dans une grande majorité des cas. Il survient généralement dans des situations d'hyperœstrogénie, et donc plus préférentiellement chez les patientes obèses, diabétiques, hypertendues, ou dans des cas très particuliers de traitements hormonaux.
Dans une majorité des cas, il s'agit de saignements survenant après la ménopause. Des saignements même minimes survenant après la ménopause doivent nécessairement conduire à la réalisation d'examens complémentaires. Dans de rares cas, il peut survenir chez la femme non ménopausée, et se traduit dans ce cas par des saignements anormaux.
Des examens d'imagerie sont généralement réalisés en première intention. L'échographie pelvienne peut retrouver un épaississement de l'endomètre, ou une formation polypoïde. Le bilan est généralement complété par une IRM pelvienne, qui permet de préciser l'extension locorégionale de la maladie, afin d'en faire la stadification avant le traitement. Dans certains cas, un scanner thoracoabdominopelvien, ou un TEP scanner peuvent être réalisés pour le bilan de l'extension à distance de la maladie. Le diagnostic positif de cancer de l'endomètre, est toujours apporté par une analyse microscopique, provenant soit d'une biopsie qui peut être réalisée lors de la consultation, soit d'un curetage biopsique, ou de la résection d'un polype qui sont réalisés lors d'une hystéroscopie. L'hystéroscopie peut donc faire partie de l'arsenal diagnostique pour avoir une preuve formelle de la maladie avant d'envisager quelconque traitement. Elle n'est néanmoins jamais suffisante pour le traitement du cancer de l'endomètre.
Lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade précoce, ce qui est très fréquemment le cas, le traitement peut être exclusivement chirurgical. Le traitement consiste en une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale, associée parfois à la détection d'un ganglion sentinelle pelvien, voire à des curages ganglionnaires. Cette chirurgie est quasiment toujours réalisée par cœlioscopie, sauf dans de rares cas où le volume utérin est trop important.
Dans le stade plus avancé, ou après le traitement initial chirurgical si l'analyse de l'utérus et des ganglions a montré une extension plus importante de la maladie, on peut être amené à proposer des traitements adjuvants.
Le plus souvent il s'agit de radiothérapie, soit vaginale (curiethérapie), ou une radiothérapie externe. De façon plus rare, une chimiothérapie peut aussi être proposée, et sera administrée sur une chambre implantable qui sera posée au bloc opératoire.
Chaque stratégie de traitement est décidée en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire en accord avec les référentiels régionaux, nationaux ou internationaux de prise en charge. Dans certains cas, la participation à un essai clinique pourra vous être proposée.
Après le traitement, qu'il soit chirurgical ou non, il est nécessaire de poursuivre une surveillance régulière. Cette surveillance est adaptée en fonction du stade de la maladie. Vous pourrez être amené à rencontrer de façon alternative, votre chirurgien, votre radiothérapeute et votre oncologue si nécessaire. Aucun examen complémentaire de suivi n'est réalisé de façon systématique. La surveillance par imagerie est adaptée en fonction du stade de la maladie.
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